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Lundi 7 septembre 2026« Ne nous soumets pas à la tentation ! »L’Esprit Saint nous fait discerner entre l’épreuve, nécessaire à la croissance de l’homme intérieur en vue d’une « vertu éprouvée » (Ro 5, 3-5), et la tentation, qui conduit au péché et à la mort (cf. Jc 1, 14-15). Nous devons aussi discerner entre être tenté et consentir à la tentation. Enfin, le discernement démasque le mensonge de la tentation : apparemment, son objet est « bon, séduisant à voir, désirable » (Gn 3, 6), alors que, en réalité, son fruit est la mort. Dieu ne veut pas imposer le bien, il veut des être libres. Ne pas entrer dans la tentation implique une décision du cœur : « Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur ... Nul ne peut servir deux maîtres » (Mt 6, 21… 24). « Puisque l’Esprit est notre vie, que l’Esprit nous fasse aussi agir » (Ga 5, 25). Dans ce consentement à l’Esprit Saint, le Père nous donne la force : « Aucune tentation ne vous est survenue, qui passât la mesure humaine. Dieu est fidèle ; il ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces. Avec la tentation, il vous donnera le moyen d’en sortir et la force de la supporter » (1 Co 10, 13). Catéchisme de l’Église catholique, n° 2847-2848 « Marchez toujours ! » Marchez toujours, au nom de Dieu, quoiqu’il vous semble que vous n’ayez pas la force ni le courage de mettre un pied devant l’autre. Tant mieux si le courage humain vous manque ! L’abandon à Dieu ne vous manquera pas dans votre impuissance. Saint Paul s’écrie : "C’est quand je suis faible que je suis fort." Et quand il demande à être délivré de sa faiblesse, Dieu lui répond : "C’est dans l’infirmité que la vertu se perfectionne." Laissez-vous donc perfectionner par l’expérience de votre imperfection, et par un humble recours à celui qui est la force des faibles… Votre pauvreté intérieure vous ramènera souvent au sentiment de votre misère ; Dieu, si bon, ne vous laissera pas perdre de vue combien vous êtes indigne de lui, et votre indignité vous ramènera aussitôt à sa bonté infinie. Courage ! L’œuvre de Dieu ne se fait que par la destruction de nous-mêmes. Je le prie de vous soutenir, de vous consoler, de vous appauvrir, et de vous faire sentir cette aimable parole : "Bienheureux les pauvres d’esprit !" Fénelon (1651-1715), Lettre CVI (éd. 1810)
MÉDITER LE NOTRE PÈRE « Tant mieux si le courage humain vous manque ! » C’est du temps gagné par rapport à tous ceux qui croient qu’ils trouveront le bonheur à la force du poignet. Les plus grands saints n’ont pas été les plus forts, mais les plus abandonnés à Dieu : « Comme un petit enfant attend tout de son père, je n'ai pas voulu grandir, me sentant incapable de gagner ma vie, la vie éternelle du Ciel. » Tel fut le secret d’une sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. La tentation n’a de prise que sur les grandes personnes : les petits enfants n’ont pas peur d’être petits. VIVRE LE NOTRE PÈRE Tous les jours, les occasions de découragement ne manquent pas ; aujourd’hui, j’irai jusqu’au bout de ce que j’aurai entrepris, parce que Dieu l’attend de moi et me donne l’énergie nécessaire pour cela. L´Auteur : Fénelon (François de La Mothe, 1651- 1715) De vieille noblesse périgourdine, prêtre en 1675, il devient précepteur de l’héritier du trône de Louis XIV, le duc de Bourgogne. Sa défense inconditionnelle de la mystique Madame Guyon face à Bossuet le conduira en disgrâce comme archevêque de Cambrai en 1695. Homme de Dieu et pasteur exemplaire, dernier représentant du Siècle d’Or de la spiritualité française face au Jansénisme et au Gallicanisme envahissants, Fénelon fut un grand directeur spirituel dans la ligne de François de Sales. ![]() |