Mardi 23 juillet 2024

La Vierge Marie en Son Icône de Potchaiev

L'Eglise russe fait mémoire de l'apparition miraculeuse de la Mère de Dieu la très sainte et toujours vierge Marie, qui sauva le monastère de Potchaïev de l'attaque des Turcs et des tatares en 1675.

Irremplaçable oraison !

    Le saint exercice de l’oraison doit être mis au rang des principaux fondements de la vie et sainteté chrétiennes, parce que toute la vie de Jésus-Christ n’a été qu’une perpétuelle oraison, laquelle nous devons continuer et exprimer en notre vie, comme une chose si importante et si absolument nécessaire, que la terre qui nous porte, l’air que nous respirons, le pain qui nous sustente, le cœur qui bat dans notre poitrine, ne sont point si nécessaires à l’homme pour vivre humainement, que l’oraison est nécessaire à un chrétien pour vivre chrétiennement.

    L’oraison est la vraie et la propre fonction de l’homme et du chrétien, puisque l’homme n’est créé que pour Dieu, pour être en société avec lui, et que le chrétien n’est sur la terre que pour y continuer ce que Jésus-Christ y a fait pendant qu’il y a été. C’est pourquoi je vous exhorte, autant qu’il m’est possible, et je vous conjure au nom de Dieu, vous qui lisez ces choses, puisque notre très aimable Jésus daigne prendre ses délices d’être et de converser avec nous par le moyen de la sainte oraison, de ne pas le priver de son contentement… Regardez cette affaire comme la première, la principale, la plus nécessaire, la plus pressée et la plus importante de toutes vos affaires, et dégagez, tant qu’il vous sera possible, des autres affaires moins nécessaires.

Saint Jean Eudes (1601-1680), La Vie et le Royaume de Jésus, II, § 11

MÉDITER :

     Non, l’oraison n’est pas réservée aux carmélites !  Cultiver l’intimité avec le Seigneur est le cœur de toute vie chrétienne, de toute vie humaine, et cela «parce que toute la vie de Jésus-Christ n’a été qu’une perpétuelle oraison.»

    Une vie chrétienne qui ne met pas la prière et l’oraison (c’est à peu près la même chose) au premier plan de ses préoccupations, n’est plus qu’un squelette. Cela n’explique-t-il pas nos si fréquentes tiédeurs et médiocrités ? Que serait un foyer dont les époux se diraient à peine bonjour une fois par semaine ?

    Alors, que notre résolution d’aujourd’hui corresponde à un premier, ou à un nouveau départ dans la vie de prière : « Regardez cette affaire comme la première, la principale, la plus nécessaire, la plus pressée et la plus importante de toutes vos affaires.»

L´Auteur :

Eudes (Saint Jean, 1601-1680)

Né dans une famille paysanne très chrétienne du petit village de Ri (Orne), Jean étudie chez les jésuites, puis entre à l’Oratoire de Bérulle. Prédicateur infatigable dans l’Ouest de la France, recours de tous les pauvres, il représente bien la Normandie mystique du XVIIe siècle. Fondateur de deux congrégations, dont les eudistes au service de la formation des prêtres, son influence sur le clergé français traversera les siècles. Saint Jean Eudes écrivit énormément. A côté de La Vie et le Royaume de Jésus dans les âmes chrétiennes, résumé de ses prédications missionnaires, mentionnons ses ouvrages sur les Saints Cœurs de Jésus et de Marie, anticipant les apparitions de Paray le Monial quarante ans plus tard. L’un des grands acteurs du renouveau religieux français au début du Siècle de Louis XIV.