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Dimanche 27 septembre 2026 26e Dimanche du Temps Ordinaire La prière, c’est un élan du cœur Qu’elle est donc grande la puissance de la Prière ! On dirait une reine ayant à chaque instant libre accès auprès du roi et pouvant obtenir tout ce qu’elle demande. Il n’est point nécessaire pour être exaucée de lire dans un livre une belle formule composée pour la circonstance ; s’il en était ainsi… hélas ! que je serais à plaindre !… En dehors de l’office Divin que je suis bien indigne de réciter, je n’ai pas le courage de m’astreindre à chercher dans les livres de belles prières, cela me fait mal à la tête, il y en a tant !… et puis elles sont toutes plus belles les unes que les autres… Je ne saurais les réciter toutes et ne sachant laquelle choisir, je fais comme les enfants qui ne savent pas lire, je dis tout simplement au Bon Dieu ce que je veux lui dire, sans faire de belles phrases, et toujours Il me comprend… Pour moi, la prière, c’est un élan du cœur, c’est un simple regard jeté vers le Ciel, c’est un cri de reconnaissance et d’amour au sein de l’épreuve comme au sein de la joie ; enfin c’est quelque chose de grand, de surnaturel, qui me dilate l’âme et m’unit à Jésus. Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Manuscrit C, 25rv
L´Auteur : Thérèse de l’Enfant-Jésus (Sainte, 1873-1897) Née à Alençon, étoile filante dans la nuit rationaliste de son siècle, Thérèse Martin n’est encore qu’une fillette hypersensible, brisée par la mort de sa mère, lorsqu’elle ressent à l’occasion d’un chagrin d’enfant durant la nuit de Noël 1886 toute la détresse de l’homme sans Dieu. Mais prenant appui sur cette faiblesse même, elle plonge au cœur de l’Amour miséricordieux, opérant d’un coup la révolution copernicienne qui caractérise sa « petite voie », dans laquelle va s’engouffrer la spiritualité contemporaine : « En cette nuit où Il se fit faible et souffrant pour mon amour, Il me rendit forte et courageuse, Il me revêtit de ses armes. » Entrée quelques mois plus tard au carmel de Lisieux, elle fera de cette impuissance le ressort de son union à Dieu, avançant de joie en joie dans les épreuves les plus rudes du corps et de l’âme, jusqu’à une mort pleinement vécue comme explosion de vie : « C’est dans les bras du bon Dieu que je tombe ! » ![]() |