Mercredi 29 avril 2026

Sainte Catherine de Sienne

Le pardon, signe de la présence du Saint-Esprit

Si tu penses du mal d'autrui, c'est le signe qu'un esprit mauvais vit en toi et qu'il t'inspire ces mauvaises pensées contre les gens. Et si quelqu'un meurt sans se repentir et sans pardonner à son frère, alors son âme descendra là où séjourne l'esprit mauvais qui la domine.

Nous avons cette loi : si tu pardonnes, cela signifie que le Seigneur t'a pardonné ; mais si tu ne pardonnes pas à ton frère, cela signifie que ton péché demeure en toi.

Le Seigneur veut que nous aimions notre prochain. Si tu penses que le Seigneur l'aime, cela veut dire que l'amour du Seigneur est avec toi. Si tu penses que le Seigneur aime beaucoup sa créature, si, toi-même, tu as de la compassion pour toute créature et aimes tes ennemis, et si, en même temps, tu t'estimes le pire des hommes, cela indique que la grande grâce du Saint-Esprit est avec toi.

L'homme qui porte en lui le Saint-Esprit, même si ce n'est pas en plénitude, souffre pour tous les hommes jour et nuit ; son cœur est plein de compassion pour toute créature de Dieu et surtout pour les hommes qui ne connaissent pas Dieu ou s'opposent à lui, et qui, pour cette raison, iront dans le feu des tourments. Il prie pour eux jour et nuit, plus que pour lui-même, afin que tous se repentent et connaissent le Seigneur.

Le Christ a prié pour ceux qui le crucifiaient : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font. » Étienne, le premier diacre, priait pour ceux qui le lapidaient afin que le Seigneur ne leur compte pas ce péché. Et nous, si nous voulons garder la grâce, nous devons prier pour les ennemis. Si tu n'as pas de compassion pour le pécheur qui sera tourmenté dans le feu, c'est le signe que ce n'est pas la grâce du Saint-Esprit qui est en toi, mais bien un esprit mauvais ; et tant que tu es encore en vie, efforce-toi, par le repentir, de te libérer de lui.

Archimandrite Sophrony, Starets Silouane, Moine du Mont Athos 1866-1938

L´Auteur :

Saint Silouane l’Athonite (1866-1938)

Né en Russie en 1866, d'origine paysanne, le starets Silouane arrive au monastère russe de Saint-Pantéléïmon au Mont Athos en 1892. Ardent ascète, il reçoit la grâce de la prière perpétuelle. Une parole de salut lui est donnée pour lui-même et pour notre temps : « Tiens ton esprit enfer et ne désespère pas. » Après de longues années d'épreuves spirituelles, il acquiert une grande humilité et l'hésychia, la paix intérieure. Il prie et pleure pour le monde entier comme pour lui-même et il vit au plus haut degré l'amour des ennemis. Décédé en 1938, le saint starets a été canonisé par le Patriarcat de Constantinople en 1987.